Portrait type d’une machine serveur

Si la vocation d’une machine serveur semble bien comprise, la réalité physique de cet équipement est encore un mystère pour le néophyte. Sous quelle forme se présente-t-elle ? Quelles sont ses caractéristiques matérielles ? Comment définir la configuration de base pour une entreprise ? Éléments de réponse ci-dessous.

Machine serveur, une histoire de couple

Portrait d'une machine serveur

Le concept du Cloud

Par déformation, le mot «serveur » est associé à l’appareil qui fait tourner le programme serveur et à laquelle sont reliés tous les ordinateurs d’une entreprise. Il s’agit donc dans les faits d’un ordinateur autonome plus puissant que tous les autres compte tenu de la multiplicité des tâches qui lui sont confiées :

  • sauvegarde de données,
  • partage de fichiers,
  • applications métier,
  • messagerie, etc.

La puissance de cette machine serveur varie selon la taille du système informatique et selon le rôle qui lui est alloué au sein de ce même système.

La machine serveur ne connaît pas de temps mort, et pour cause : elle est destinée à travailler en continu jour et nuit. Elle consomme donc beaucoup d’électricité et génère beaucoup de chaleur. De ce fait, son implantation doit se faire dans une pièce dédiée climatisée. À ses côtés, dans cette même pièce, se trouvent des armoires dites baies de stockage : elles permettent la sauvegarde et la protection de toutes les données informatiques gérées par la machine serveur. Il s’agit donc là d’un couple indissociable.
Il faut savoir enfin que compte tenu du rôle clé qu’elle remplit, ce n’est pas une mais deux machines serveurs qui sont souvent présentes dans un même espace. Si le premier serveur tombe en panne, le second, telle une roue de secours, prend le relais pour continuer le travail et répondre à toutes les requêtes des postes clients avec la même célérité.

Au départ, un ordinateur presque comme les autres…

Un processeur + une mémoire vive + un espace de stockage, le tout associé à un système d’exploitation : dans les faits, la machine serveur s’apparente ni plus ni moins à un ordinateur classique.

Mais à la différence de ce dernier, le serveur n’est pas une station de travail. À partir de là, des éléments comme la carte graphique, le lecteur CD ou même l’écran ne sont pas des composants décisifs. En revanche, comme elle a pour mission de ne jamais s’arrêter de tourner, la puissance de traitement, la capacité de mémoire et d’une façon plus générale le niveau de performance requis pour une machine serveur doivent être de très haut niveau, a fortiori lorsque y sont installées des applications métier très complexes.

Chez la machine serveur, tout est donc optimisé en ce sens, à l’exemple de la capacité de mémoire vive: l’ajout de barrettes RAM dans le dispositif permet le fonctionnement simultané de plusieurs outils et d’accroître parallèlement la réactivité de la machine.

Idem pour le volume de stockage, qui est « le » point fort du système. Contrairement à un simple ordinateur de bureau, une machine serveur est équipée en disques durs qui fonctionnent en mode RAID. Abréviation de l’anglais « Redundant Array of Independent Disks” (littéralement: “regroupement redondant de disques indépendants »), le RAID permet l’enregistrement simultané de données sur des disques durs supplémentaires (2, 3, 4 ou davantage suivant la configuration mise en place), et ce, en maintenant le même niveau de puissance et de rapidité. Un « plus » par conséquent décisif en termes de fiabilité et de protection des données.